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Patrimoine local

Lieux et monuments

Eglise Saint Wandrille 1

C’est vers 1369, que Jean, Seigneur de Drincham, reconstruisit l’église primitive qui tombait en ruines. De cet édifice premier, il resta dans la nouvelle église une colonne torse en pierres, fixées sur le mur méridional et l’abside en pierres de Saint-Omer.

En 1688, la famille de Cupère alors Maître de Drincham, la rebâtit presque entièrement. C’est alors que furent placées sur la façade les armoiries des De Cupère. Ces amoiries se trouvent encore au-dessus de la porte d’entrée actuelle bâtie en 1901.

De l’église bâtie par les De Cupère, datent aussi un confessional en bois de chêne sculpté (1684) classé par les Beaux-Arts, ainsi qu’une chaîre du XVIIIème siècle et sa rampe également sculptées, classée depuis 1982.

Une nouvelle fois, l’église Saint-Wandrille a été reconstruite en 1901.

L’église fait partie de la Paroisse de Sainte Marie des Brouck et du Diocèse de Lille. Le protecteur de notre église est Saint Wandrille : un Saint peu connu qui a vécu au VIIème siècle.

Saint Wandrille

Saint Wandrille est issu d’une famille noble d’Austrasie, il est petit-fils de Waldrade, sœur de Pépin l’ancien. Il travaille dans la haute administration sous le roi Dagobert Ier et se marie suite à la volonté de ses parents vers l’an 630, mais sa femme et lui décident de se consacrer à une vie monacale. Il vécut au début de sa vie monastique au monastère de Montfaucon (le monastère de Montfaucon eut une existence éphémère et disparut dès le début du IX siècle). Il distribua ses biens aux pauvres et après quelque temps fit un songe, suite auquel il décida d’aller à Bobbio en Italie du Nord vers 635 (l’abbaye de Bobbio fut fondée quelques années auparavant par Saint Colomban en 614). Sa vie cénobitique était reconnue pour son abnégation et il lui arrivait de réciter son psautier en plein hiver dans une rivière pour « lutter contre la tentation ». Vers 635 il décida de fuir Bobbio où sa renommée commençait à être grande, il voulut se diriger vers l’Irlande, mais s’arrêta en chemin et s’installa dans le Jura à Romainmôtier, où il vécut en obéissance à un abbé pendant près de 10 ans. Ses amis du palais, Ouen et Eloi (eux aussi bientôt canonisés) ne purent quitter la cour qu’après la mort du roi Dagobert en 639. En 641, Ouen fût nommé évêque de Rouen.

Wandrille se retira auprès de cet ami. Il devint alors diacre, puis prêtre, sacré par Audomar (plus connu sous le nom de saint Omer), évêque de Thérouanne. Wandrille évangélisa alors les campagnes rouennaises qui étaient encore païennes à l’époque, mais désirait continuer à mener une vie monastique. Il s’installa alors à Fontenelle, dans la forêt de Jumièges (lieu qui portera plus tard son nom, Saint-Wandrille-Rançon), où il fonda un monastère le 1er mars 649, abbaye qui deviendra l’abbaye de Saint-Wandrille. Son ordre monastique était fondé sur « l’union, la charité et l’humilité ». Saint Wandrille demanda sur son lit de mort : « faites en sorte de n’avoir jamais de dissension entre vous. Il décède en 668.

Canonisé aussitôt sa mort, c’est au IXème siècle que ses reliques saintes, à l’invasion des Normands, ont été transportées dans le Nord jusqu’en Belgique.

Les retables

Notre église est dotée de 2 retables remarquables, certes abîmés par le temps mais qui montre bien la ferveur des chrétiens en Flandre. Le retable latéral Nord, dédié à la Vierge, possède une toile représentant la donation du Rosaire à Saint Dominique. On peut également remarquer une vierge à l’enfant sculptée, dans la niche supérieure du retable.

Le retable latéral Sud est exécuté en bois peint. Il date du XVIIIème siècle.

Retrouvez toutes les informations sur les retables sur le site suivant : www.retablesdeflandre.fr

Vitraux

L’église a perdu les verrières qui faisaient sa richesse au XIVème siècle. Sur ces vitraux, étaient représentés plusieurs seigneurs du village avec les épisodes de la vie des Saints dont ils portaient le nom. C’étaient les plus anciens connus en Flandre.

Sarah et Judith

C’était au début du XIVème siècle : la seigneurie de Bourbourg était depuis le 11 octobre , entre les mains de Philippe de Brabant, frère du Duc Jean de Bourgogne, et l’église paroissiale est gratifiée de deux cloches, fondues par Michel Leenknecht de Bruges, en 1429 : Sarah et Judith.

La plus importante des deux portait l’inscription suivante : "la paroisse de Bourbourg me décore du nom de Sarah : l’abbé de Saint Bertin (Jean de Griboval), l’abbesse de Bourbourg (Marie de la Chapelle), le Prévôt de Watten (Jacques Chevalier) et la Dame de Drincham (Isabelle de Ghistelle, fille du Seigneur d’Esquelbecq) étaient nos parrains. La Dame de Drincham était Isabelle de Ghistelle, fille du Seigneur d’Esquelbecq, femme de Jean de Drincham, lui-même fils de Jean de Flandre (fils illégitime de Louis Mâle, comte de Flandre).

Sarah, la cloche de 1429 a été détruite avec ses compagnes lors de l’incendie de l’église de Bourbourg, le 25 mai 1940.



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